Dimanche 11 février 2007 7 11 /02 /Fév /2007 10:42

Superman est mort. Dur dur, d’être un super héros, une balle dans la tête après une party dépressive. La police classe le dossier au rayon suicide, mais pour la mère de l’acteur, c’est moins simple. Un privé, Louis Simo, se greffe sur l’affaire, convaincu par le thèse de l’assassinat. Qui ? Pourquoi ? Comment ? C’est ce qu’il va essayer de découvrir.

Le film se compose en deux volets, le présent : l’enquête du privé, le passé, l’histoire de l’acteur jouant Superman : Georges Reeves. Une première constatation : les va et vient entre passé/présent sont bien foutus, ça passe sans accro de l’un à l’autre avec une certaine classe.

Une seconde constatation, plus ça va, plus on s’en fout de qui à tuer Superman. Pourtant Allen Coutler (réalisateur des Sopranos) connaît son affaire, toutes les ficelles du film noir sont bel et bien présentes : du pseudo jazz par ci par là pour donner un côté old style, la cité des anges et ses deux visages : le rêve et le cauchemar, des femmes vénales, un privé looser…



Tout les ingrédients sont là, pourtant l’enquête ne prend pas. La raison en est assez simple : la disproportion. L’histoire de l’acteur est bien plus intéressante que l’enquête de son meurtre. Ce mec qui veut avoir une carrière à la Clark Gable et qui finalement se retrouve prisonnier du costume rouge et bleu de Superman.

Ça c’est une super trame qui donne lieu à des supers passages, c’est super, normal c’est Superman alors ça ne va pas être gazoil. Hum hum, tout ça pour dire que tant qu’à faire j’aurai préféré un zoom complet sur lui. Riche et célèbre mais en même temps frustré et triste, comme un rêve brisé.

On a comparé Hollywoodland à un Dahlia Noir réussi. Mouais, mouais, faut pas être trop difficile non plus pour dire ça. C’est vrai que la base est commune : Hollywood, ses paillettes et sa crasse. Mais comme à chaque fois, les côtés crades sont pour moi mal ambiancés.



Je trouve ça lisse mais d’un lisse, ça manque de tripes quoi, trop de papier mâché ne font jamais de bons chewing gum. Et puis, par exemple quant Adrien Brody joue les mec à la cool, opportuniste, ça marche, mais dés qu’il veut faire évoluer son personnage en homme désespéré avec la clope et la bouteille de whisky, j’y crois plus une seule seconde.

Je ne veux pas noircir le tableau non plus, car dans l’absolu Hollywoodland est un film chouette, idéal pour manger du pop corn à l’aise, mais tout de même frustrant parce qu’il avait la matière pour donner un truc avec plus de relief.

Par etienne - Publié dans : thriller/film noir/suspense (nougat)
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