documentaire (milk shake)

Jeudi 1 février 2007 4 01 /02 /Fév /2007 10:20

Même 3 ans après, je l’ai toujours en travers de la gorge : comment a-t-on pu donner une palme d’or à ce truc ? Qu’on la donne à Chan-Wook Park pour Old Boy, à Wonk Kar-Wai pour 2047, à n’importe qui, mais pas à Michael Moore, pas pour un pseudo-documentaire à ce point détestable, démago et ridicule.

Pourtant, je n’avais rien contre Moore au début : j’avais bien aimé Roger Et Moi où il parlait du rapport entre la General Motors et Flint, sa ville natale. Mais à partir de Bowling For Columbine, nan vraiment, plus possible, comme si Karl Zéro était devenu américain en xxl.

En 2003, campagne électorale U.S. oblige, il voulut frapper un grand coup. Son nouveau cheval de bataille fut donc une croisade anti-bush : le grand chevalier blanc allait dire aux masses désinformées la grande vérité qu’on nous cache.



La cause était juste, vous me direz, c’est vrai dans un sens, mais de l’autre que dire de la manière ? Et c’est ça qui me dérange le plus, qui me fout la gerbe dans Fahrenheit 9/11, la manière dont Moore présente les choses.

Rien à dire lorsqu’il revient sur l’élection de Bush face à Al Gore, ça c’est l’intro, et ça fait jamais de mal, mais par la suite, ça devient du grand n’importe quoi. Les thèmes abordés sont plus qu’intéressants : les liens entre Bush et la famille Ben Laden, entre la Maison Blanche et l’Arabie Saoudite, la course à l’armement et ses bénéfices, la Guerre en Irak…

L’ennui, c’est que Moore établit des liens dans la forme, mais pas dans le fond, il colle tout bout à bout, passe du coq à l’âne sans la moindre analyse, parallèles douteuses, raccourcis en tout genre, populisme primaire, tout se mélange sans le moindre discernement. Pourquoi s’embarrasser de détail, c’est un documentaire à charge ?



Et bien justement, au final, Fahrenheit 9/11 n’est pas crédible, et heureusement dans un sens. Pour moi, c’est la pire manière d’aborder la politique, une manière racoleuse, manipulatrice, et j’en passe. On simplifie tout, on met tout sur le même plan, on secoue, et puis ce qui compte c’est qu’il y’ait une réaction.

Ah oui c’est utile ? Pour qui ? Dominique Wolton disait qu’à travers les programmes que l’on propose, ce qui transparaît également c’est l’image que l’on se fait du spectateur. En ce sens, je trouve que Fahrenheit 9/11 est rabaissant pour les gens qui le regardent mais aussi pour les sujets abordés.

J’ai l’impression d’être un vieux réac en disant tout ça, mais vraiment je ne supporte pas cette démarche, c’est épidermique.

On va finir par une phrase que j’ai souvent entendu lorsque je m’en prenais à ce documentaire : « la fin justifie les moyens ». Alors, à la fin, Bush a été réélu dans un fauteuil et Fahrenheit 9/11 a rapporté 220 millions de dollars. On a qu’à dire que tout le monde est content.

Par etienne - Publié dans : documentaire (milk shake)
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Lundi 25 décembre 2006 1 25 /12 /Déc /2006 21:16

C’est un fait, cela fait bien longtemps que le sport ne se limite plus au seul cadre des stades. Les dieux du stade sont devenus des symboles : médiatiques, idéologiques, et forcément politiques. Quelque part, c’est terriblement inquiétant, comme si la performance sportive devenait un engagement, un signe de ralliement, porteur d’idées et d’idéaux.

Dès le départ, les valeurs du sport sont ambiguës : travail, discipline, dépassement de soi certes, mais aussi culte du corps, culte de l’exploit, culte tout court. Les dérives qui en suivent sont logiques. Le sport de haut niveau est dangereux pour la santé, est-il dangereux pour l’esprit ?

Ce n’est pas à proprement parler le sujet de When we were Kings, non ce doc zoome sur Mohammed Ali et le combat historique qui l’a opposé à Georges Foreman en 1974. Cependant à travers ce sujet, le rapport sport/média/poltique se pose dans toute sa complexité. Mais reprenons…



Tout une époque : les années 60, politisées à mort (voir le doc sur le Weather Underground), faites de luttes multiples ayant comme trait commun : l’idée de libération. Les USA se prirent alors tout « leurs travers » dans la gueule et c’était bien mérité. Ainsi, La lutte des noirs pour leurs droits fut plus que légitime dans ces contrées racistes et ségrégationnistes.

Forcément de grandes figures émergèrent, des leaders politiques : Malcom X, Martin Luther King,  des personnalités emblématiques : James Brown, Mohammed Ali…


« On me répète : "Mohammed, tu n'es plus comme il y a 10 ans." J'ai demandé à ta femme, elle a dit que tu n'es plus le même qu'il y a 2 ans ! »



Mohammed Ali donc, boxeur génial, et grande gueule invétérée qui clamait haut et fort à la face de l’Amérique : « je suis black, je suis beau, je suis fort, je viens d’Afrique et j’en suis fier ». Condamné pour avoir refusé de participer à la guerre du Vietnam, il fut un champion, un personnage charismatique, un symbole légitime mais peut être aussi, à son insu, une marionnette.

En 1974, on le disait : vieux, fatigué, grillé comme Chirac en 2002. Lui voulait encore prouvé qu’il était là, prêt à défier n’importe qui sur le ring, y compris le jeune champion au punch monstrueux : Georges Foreman. L’électrique Don King sortit le grand jeu pour organiser le combat du siècle.

Foreman contre Ali, la vieille légende contre le jeune téméraire, le danseur contre le cogneur, la verve contre le silence, le feu contre la glace. Le cadre de ce combat se devait d’être particulier. A coup de dollars, ce fut le Zaïre de Mobutu qui fut choisit. L’Afrique symbolique, l’Afrique maternelle, l’Afrique corrompue et monstrueuse aussi.

« Hier soir j'ai éteint la lumière, j'étais au lit avant qu'il fasse noir ! »



Jamais sans doute, le sport ne fut aussi près de la politique, jamais aussi le sport ne fut aussi beau et aussi laid à la fois. Laid, car il s’associa à une dictature immonde, une dictature africaine prête à dépenser des sommes folles pour faire sa promotion et sa propagande à travers cet évènement sportif.
Anecdote tragique : sous le stade où le combat eu lieu se trouvait une prison où des gens ont été exécutés en masse.

Malaise, malaise, comme si la cause noire se perdait elle-même dans ses paradoxes, comme si elle embrassait ce qu’en même temps elle dénonçait : le n’importe quoi absurde, dérangeant, fascinant et révoltant.

Reste le sport, et là, c’est incroyablement beau.
Tout le monde prédit la chute d’Ali, une chute rude, sans pitié, un abattoir. Lui-même, est terrifié, la grande trouille, alors il parle et parle encore, dit qu’il va démonter son adversaire, que cela ne fait aucun doute, mais au fond, il sait que Foreman est fort, jeune, rapide, et que ses chances sont minces.



« J'ai coupé des arbres, j'ai fait quelque chose de nouveau. Je me suis battu contre un alligator. Oui, un alligator, et j'ai lutté contre une baleine ! J'ai attrapé un éclair, emprisonné la foudre ! Je suis dangereux ! La semaine dernière, j'ai tué un roc, blessé une pierre, envoyé une brique à l'hosto ! Je suis pire que tout ! »

Le ring se transformera en scène où le spectateur verra à la fois ses envies, ses fantasmes, ses craintes, ses dégoûts, une apothéose, une chute…oui une grande scène où la comédie humaine se boxe…entre deux états : un corps qui tombe et un autre qui reste debout. When we were Kings, c’est celà : des rêves qui s’élèvent dans les cieux, d’autres qui se roulent par terre.
Fascinant.

Par etienne - Publié dans : documentaire (milk shake)
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Dimanche 3 décembre 2006 7 03 /12 /Déc /2006 13:13

Dès les premières images de ce documentaire, mes yeux et mes oreilles ont basculé dans un univers irréel : Monk est debout, il arpente la scène dans une danse étrange, regagne son piano. Son pied droit s’agite, son corps semble sous l’emprise des rythmes et puis ses doigts touchent l’instrument. Ce toucher, son toucher ressemble aux coups de pinceau d’un peintre torturé, qui voudrait dans sa toile, dessiner ce que l’on ne peut voir, composer ce que l’on ne peut entendre…



Il y’a quelques temps, j’avais parlé de Bird, le film d’Eastwood, l’ami Clint est encore du projet, cette fois-ci en tant que producteur, Charlotte Zwerin réalisant le tout.

Le terme documentaire serait mal choisi, Straight No Chaser est avant tout un portrait, un portrait où la réalisatrice allume une lumière voilée sur certaines pièces du labyrinthe Monk. Peu d’éléments biographiques, d’anecdotes, mais beaucoup d’images d’archives, de musiques, et ce parti pris évite tout voyeurisme et toutes analyses psychologiques mal venues.

On entrevoit donc la complexité de l’homme et de l’artiste, à la limite de la folie. On le sait, Thelonious Monk était un être renfermé, quasi-autiste, qui avait des difficultés avec le monde extérieur. Dire que la musique a été une bouée de sauvetage, une manière pour lui de s’exprimer, serait un raccourci facile et clos, car au fond, il en est de même pour chaque artiste.



Mais chez Monk, ce langage est si particulier et si personnel, que forcément il fascine et subjugue. Son rythme, son jeu semble chercher sans cesse les sentiments et les émotions qui s’agite en lui. Sa souffrance jaillit, mais avec elle, vient des paroles sincères, des paroles d’amours, de rêves, d’instants partagés…

Par petites scènes d’ici et là, le Monk quotidien apparaît : un être errant, angoissé, qui tourne sur lui même, et qui a besoin d’amour et d’attention. Lorsqu’il part en tournée avec un octet, on sent une grande tension, en lui et autour de lui, la tension d’être incompris, rejeté… Il a envie des autres mais les autres ont-ils envie de lui ?

Là où ce portrait est d’une classe suprême, c’est qu’il dresse, avec finesse, l’aspect relationnel entre Monk et les autres justement. On devine le rôle important qu’a joué son saxophoniste, Charlie Rouse, comme interprète auprès des musiciens, tout comme on pressent le soutien incroyable de sa femme Nellie.



La scène où Monk et Nellie se trouvent ensemble dans une chambre d’hôtel est bouleversante: le mari doit bientôt aller jouer, et sa femme l’aide à se préparer et à s’habiller. Durant ses quelques secondes, l’amour, la dévotion et le courage éclatent comme un cri du cœur mêlé à de longs sanglots intérieurs.

Cet homme semble parfois tellement ailleurs, tellement vulnérable, tellement enfantin, qu’un simple de ses regards constitue une expression bouleversante…

Oui, Straight No Chaser est un portrait magnifique, un vasistas entrebâillé sur les mondes de Monk, mais surtout, il donne envie de se plonger encore un peu plus dans l’œuvre à part de ce pianiste énigmatique, ‘round himself…

Par etienne - Publié dans : documentaire (milk shake)
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Mardi 31 octobre 2006 2 31 /10 /Oct /2006 14:08

Attention doc choc sur le blog dir’cut.
Après ce jeu d’assonances puéril et sympathique, l’introduction : le documentaire de Sam Green et Bill Siegel nous plonge dans l’univers politique américain des seventies à travers une organisation aussi intrigante que polémiste : The Weather Underground.

Le contexte : Nixon est au pouvoir, la guerre du Vietnam divise le pays, les noirs luttent pour leurs droits, le mouvement hippy flotte sous acide, le sexe déborde par vagues de sécrétions « spermiques ». Un air de révolte souffle de toute part : comme une aspiration vers plus de liberté, d’égalité et de fraternité. Mais ces mots ont-ils encore un sens dans l’antre du capitalisme qui rime avec nouvelle hégémonie mondiale ?



Que faire lorsque les revendications du peuple ne sont pas entendues ou pire méprisées par les élus ? C’est une grande question, la légitimité des élus prévaut t-elle sur la légitimité du peuple ? Et au fond qui peut proclamer ce qui est légitime et ce qui ne l’est pas ?

Avant d’exploser des neurones là-dessus, je vais peut être revenir sur le doc. Pour une majorité de personnes seventisées, il faut agir : sit-in, manifestations, protestations, au final : peu d’échos, les choses semblent rester statiques.

Alors, le mouvement va se radicaliser, une poignée d’étudiants vont devenir les weathermen (en référence à une chanson de Bob Dylan : «
you don't need a weatherman to know which way the wind blows»)

Leur but ? Tout simplement : la révolution, leur cible ? Le gouvernement américain. Leurs moyens ? le terrorisme. Certes il s’agit de faire exploser des lieux symbolisant l’establishment en l’ayant au préalable évacué. Mais cela reste du terrorisme.

Questions, questions…JFK disaient :
« Ceux qui empêchent la révolution pacifique rendent la révolution violente inéluctable. »

Oui mais une révolution peut-elle se dérouler sans violence ?



Les protagonistes du Weather Underground : Bernardine Dohrn, Mark Rudd, Brian Flanagan, David Gilbert, Bill Ayers, Naomi Jaffe entre autres, reviennent sur leurs actions en apportant leurs précieux témoignages sans langue de bois auncune.

De leurs révoltes : le Vietnam, la ségrégation des noirs, le mépris de Nixon, à leurs radicalisations ; interdiction de la monogamie, posage de bombe, dérives idéologiques. Le F.B.I. sera sur leurs dos et ils seront contraints de vivre dans la clandestinité en coupant les ponts avec leurs proches.

The Weather Underground est un documentaire historique passionnant. Ayant moins de 30 ans, cette partie de l’ombre m’était quasi-inconnue. L’enjeu était important : pour ou contre le capitalisme à outrance. Oui la révolution a eu lieu, mais qui l’a gagné ?

Y’a un MacDo sur la place rouge de Moscou, voilà pour la réponse. En 1960, la jeunesse rêvait d’une autre société, aujourd’hui on aspire à un CDI dans la fonction publique. C’est moins bandant tout de même. Le climat de ces années-là était tendu, rempli d’excès d’un côté comme de l’autre : les assassinats suspects de Kennedy, de Martin Luther King, plus d’autres leaders noirs et puis la violence terroriste du Weather Underground.



Rien, mais rien ne peut justifier l’action des parties engagées, ni les intérêts financiers, ni les intérêts politiques ou idéologiques.

Car tout cela, aujourd’hui, avec le 11 septembre, prend une dimension très actuelle. En effet, les weathermen pensaient avoir l’autorité morale avec eux, elle justifiait leurs actes. Tout de suite, c’est dangereux, extrémiste et destructeur.

La plupart le regrettent, ils semblent déçus aussi, parfois honteux. Pas de solutions, mais beaucoup de questions sont soulevées par ce doc. Des questions importantes, passionnantes, peut être vitales même.

A voir ++++.

→ Site officiel en français

Par etienne - Publié dans : documentaire (milk shake)
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Lundi 9 octobre 2006 1 09 /10 /Oct /2006 10:06

Tout génie a sa passion : celle de Diego est dans un ballon noir et blanc, petite balle de cuir qui tourne et roule inlassablement, autant sur un terrain vague qu’une pelouse des plus entretenue.

Tout génie a son œuvre, celle de Diego est dans ses pieds de Midas, dans son toucher de grâce, ses dribbles, ses feintes, ses buts, tout ses gestes qui ont fait d’un instant, un moment à part comme suspendu dans le temps. Boire le calice jusqu’à lie dit-on, même si parfois sa saveur se dissout dans une amertume acide.

Diffusé sur Arte lors de la dernière coupe du monde et sorti en dvd par la suite, ce documentaire retrace la vie de ce petit homme d’1m66 que ces compatriotes surnommaient
el pibe de oro (le gamin en or).



Enfant de la misère made in Buenos Aires, enfant du peuple  dans un pays abusé par des politiques corrompus, Diego, tout au long de sa carrière, a soufflé de l’espoir sur une Argentine désabusée.

Enfant phénomène, le trône des Dieux du Stade lui est déjà promis. Une coupe du monde junior dans les crampons, puis il entre dans l’arène au sein d’un club qui lui va bien : Boca Juniors. En bleu et jaune : il virevolte, accélère, dribble, lobe, tente des gestes impossibles, style coup du foulard devant un gardien médusé.

Oui, il a une classe géniale, un talent de virtuose, mais surtout, ce numéro 10 prend du plaisir et veut en donner autour de lui. Il est chez lui dans un stade, c’est son terrain de jeu, son olympe, son sourire.

Expatrié au F.C. Barcelone, la réalité du Foot Business va lui mettre une claque dans la face. Il ne s’agit plus de s’amuser, mais de gagner encore et encore. Son génie explose et son talent énerve. Diego est trop grand, trop doué, c’est l’homme à abattre. Un défenseur de l’Athletico Bilbao ne s’en privera pas et son tacle assassin viendra casser les jambes du prodige.



Des broches aux chevilles, Diego Maradona comprend alors comment les choses se passent. On se doute combien il fut écœuré. Alors oui, il tapera parfois ses agresseurs, il trichera en main de Dieu, il prendra de la coke et ferra pas mal de conneries en dehors des terrains. Mais comment réagir quand tout ce que l’on a de plus sacré est insulté et bafoué ?

Cela m’a rappelé les vers de Baudelaire dans l’Albatros, le côté chute d’Icare en plus :

« Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher. »


On a mal au cœur pour lui : comme un héros qu’on sacrifie, comme un imaginaire qu’on brise. Rien ne lui fut épargné : ni la gloire hystérique, ni ses dérives : cette supposée maîtresse qui aurait accouché d’un enfant de lui et qui passe au détecteur de mensonge devant des milliers de téléspectateurs. Le vice ira même jusqu’à montrer ses urines droguées à la télévision.



Bien sûr, il prit encore du plaisir, avec Naples notamment. Ce club de paria qui l’adopta et l’aima comme un fils. Ce club qui n’avait jusqu’alors rien gagné et qui, devint sous son règne champion d’Italie.

Mais certaines blessures ne se referment jamais : cette finale de coupe du monde perdue face à l’Allemagne sur un penalty imaginaire, ce milieu du foot dont il fut le dieu et qui ne voulut plus de lui, ces politiques qui naguère aimaient s’afficher à son bras et qui maintenant lui tournent le dos.

On comprend mieux pourquoi il a craqué. Incompris, isolé, roulé dans la boue, ses pieds en or n’y pouvaient rien. Son histoire est belle et tragique, ce documentaire la raconte merveilleusement bien. Aucun sportif ne m’a ému à ce point. Diego était un artiste, un créateur de rêve et à force d’en donner, le monde lui a volé les siens.


→ Lien Arte

Par etienne - Publié dans : documentaire (milk shake)
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